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La raison d’être et le fonctionnement des associations infirmières spécialisées

La raison d’être et le fonctionnement des associations infirmières spécialisées

Publié dans l’Infirmière canadienne– Février 2012

J’ai eu le plaisir de rencontrer Mme Ann Alsaffar, présidente de l’Association canadienne des infirmières en médecine familiale, un groupe d’infirmières spécialisées. Ce groupe a démarré avec dix-sept infirmières à Ottawa et a rejoint plus de six cents infirmières à travers le pays en moins de dix ans.

Pourquoi une telle croissance? Mme Alsaffar a expliqué que les infirmières se joignent à l’association puisque cette dernière fait bien ce que les associations font habituellement : aider les infirmières d’une communauté qui partagent la même passion pour un secteur particulier des soins infirmiers. Les associations aident les infirmières à parfaire leurs connaissances et leurs habiletés, à partager les pratiques exemplaires et à demeurer à jour, connectées et pertinentes.

Comment démarre-t-on et maintient-on un groupe? Mme Alsaffar a souligné qu’il faut un engagement personnel et une passion continue pour démarrer un groupe et le maintenir actif. Il faut y consacrer de nombreuses heures de bénévolat, habituellement en petit groupe exécutif, par l’entremise des courriels et d’appels téléphoniques. Tout ceci avec peu ou pas de budget pour organiser des rencontres, faire progresser les revendications et bâtir une association. Mme Alsaffar a augmenté le nombre des membres de l’association en trouvant des groupes d’infirmières en médecine familiale qui travaillaient sur des enjeux communs dans les diverses régions du pays et elle les a rassemblées. Le recrutement des membres se poursuit et Mme Alsaffar incite toujours les autres infirmières à se joindre et aux interlocuteurs à s’impliquer.

Mme Alsaffar a comparé le concept de se joindre à un groupe spécialisé à celui d’acheter une bicyclette. Si vous achetez la bicyclette et ne vous en servez pas, il n’y aura aucun bienfait. Quand on se joint à un groupe spécialisé, il faut s’impliquer pour en bénéficier : il faut participer aux rencontres et travailler en sous-comités pour en ressentir les effets immédiats si enrichissants.