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L’Association des infirmières et infirmiers du Canada implore les gouvernements et les intervenants à contenir la crise nationale des opioïdes

Ottawa, le 3 octobre 2017 — Barb Shellian, présidente de l’Association des infirmières et infirmiers du Canada (AIIC), a fait la déclaration suivante concernant la crise nationale des opioïdes en cours qui touche négativement la vie de milliers de Canadiens :

« Préalablement à la réunion des premiers ministres aujourd’hui à Ottawa, l’AIIC demande au gouvernement fédéral de mener les efforts en vue d’une approche plus coordonnée entre tous les paliers gouvernementaux, ainsi que de travailler avec les groupes d’intervenants pour prendre des mesures concrètes pour endiguer la crise nationale des opioïdes. L’accès équitable aux services sanitaires et sociaux est au cœur de cette épidémie de santé publique.

« Malgré la nature dévastatrice de cette crise nationale en santé publique, il s’agit d’une bonne occasion pour Ginette Petitpas Taylor, ministre de la Santé, pour faire preuve de courage en prenant des mesures concrètes pour sauver des vies. Tous les gouvernements doivent travailler de concert pour mettre en œuvre une approche d’envergure pour résoudre la crise des opioïdes, y compris la réduction des méfaits et de meilleures stratégies de prévention et de traitement.

« Les gouvernements doivent éliminer les obstacles procéduraux pour permettre au personnel infirmier de faire leur travail nécessaire pour sauver des vies dans nombre de différents contextes. Les sites de prévention des surdoses, qui font partie d’une stratégie globale de réduction des méfaits, travaillent de concert avec d’autres services, dont les sites de consommation supervisée et les services de prévention et de traitement. En raison des besoins criants, des équipes de travailleurs en réduction des méfaits fournissent déjà un service essentiel à de nombreux sites de la Colombie-Britannique, où une ordonnance ministérielle les appuie. En Ontario, des sites à Toronto et à Ottawa accueillent des milliers de visiteurs. Ces sites supervisés par des bénévoles sauvent des vies en intervenant dans de nombreuses surdoses. 

« L’AIIC plaide en faveur de mesures pouvant résoudre la crise et s’engage à trouver des solutions. L’ampleur et l’évolution constante de la crise qui continuera d’empirer nous préoccupent au plus haut point. À l’approche de la saison froide, le risque de surdose augmente. Les gens s’enferment à l’intérieur et consomment des drogues seuls, sans leurs pairs ou des travailleurs en réduction des méfaits, comme des infirmières et infirmiers qui ont les compétences et l’expérience nécessaires pour intervenir dans des situations d’urgence. L’AIIC compte des membres dans chaque province et territoire qui sont touchés par cette crise. Les infirmières et infirmiers ont de grandes connaissances, compétences et de la compassion à profusion pour contribuer à enrayer cette épidémie. Organisation située à Ottawa, l’AIIC est à même de constater les conséquences de cette épidémie sur les collectivités et les dynamiques régionales complexes qui nuisent à la réduction des méfaits. »

Contexte

S’appuyant sur le travail de l’AIIC au niveau fédéral, nos recommandations sont les suivantes :

  • Éliminer les obstacles procéduraux à l’ouverture de sites de consommation supervisée (SCS) partout au Canada. Nous avons proposé des modifications, dans notre soumission [PDF, 131,6 Ko] au Comité sénatorial permanent des affaires juridiques et constitutionnelles sur le projet de loi C-37, Loi modifiant la Loi réglementant certaines drogues et autres substances et apportant des modifications connexes à d’autres lois.
  • Modifier le projet de loi C-37 pour une inclure une disposition qui permettrait aux ministres provinciaux et territoriaux d’octroyer des exemptions temporaires aux SCS.
  • Soutenir les contreparties provinciales et territoriales et les encourager à adopter un système de dossiers de santé électroniques qui peut transmettre des renseignements entre les champs de compétence, qui est compatible au Système national d’information sur l’utilisation des médicaments prescrits (SNIUMP) de l’Institut canadien d’information sur la santé, et qui recueille des données sur les médicaments d’ordonnance distribués.
  • Financer l’élaboration de ressources pédagogiques à l’intention des praticiens en soins de santé (visant principalement les prescripteurs et les distributeurs) qui fournissent de l’information factuelle et courante, élaborées en consultation avec des fournisseurs pour appuyer leur pratique.

L’AIIC a déjà disséminé des ressources pédagogiques liées à la consommation d’opioïdes aux associations et ordres provinciaux et territoriaux en soins infirmiers en collaboration avec l’Association canadienne des écoles de sciences infirmières :

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L’Association des infirmières et infirmiers du Canada est la voix professionnelle nationale représentant plus de 139 000 infirmières et infirmiers autorisés et infirmières et infirmiers praticiens du Canada. L’AIIC fait progresser la pratique et la profession infirmières afin d’améliorer les résultats pour la santé et de renforcer le système de santé public et sans but lucratif du Canada.

Pour obtenir plus d’information, veuillez communiquer avec :
Kevin Ménard
Conseiller en communications
Association des infirmières et infirmiers du Canada
Tél. : 613-237-2159, poste 543
Courriel : kmenard@cna-aiic.ca