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Foire aux questions de l’Agence de la santé publique du Canada

  1. Au Canada, où sont les hôpitaux désignés pour faire face à Ebola?
    La plupart des provinces ont désigné des établissements qui sont équipés et dont le personnel est formé pour recevoir un patient ayant été exposé au virus Ebola, si jamais un tel cas se présente au Canada. Les hôpitaux désignés et les gouvernements provinciaux sont en train de se procurer de l’équipement de protection individuelle (EPI) en fonction de leurs besoins. Vingt-huit hôpitaux ont ainsi été désignés dans l’ensemble du Canada : http://www.canadiensensante.gc.ca/diseases-conditions-maladies-affections/disease-maladie/ebola/treatment-traitement/hospitals-hopitaux/index-fra.php

  2. Les centres de soins de santé canadiens sont-ils munis de vaccins ou d’autres médicaments pour lutter contre le virus Ebola?
    Le plan de traitement d’un malade porteur du virus Ebola est axé sur la prestation de soins de soutien, sur le traitement des symptômes à mesure qu’ils se manifestent dans une unité de soins intensifs et de quarantaine, pour veiller à préserver les fonctions critiques du corps et donner à l’organisme une chance de lutter contre l’infection.

    Certains patients porteurs du virus Ebola ont bénéficié de traitements expérimentaux; cependant, des essais cliniques n’ont pas été faits pour prouver l’innocuité et l’efficacité du traitement chez les humains. À l’heure actuelle, le Canada concentre ses efforts sur la mise au point d’un vaccin et il recourt à des anticorps monoclonaux pour traiter les patients.

    L’Agence de la santé publique du Canada a conservé au pays une petite quantité de son vaccin expérimental contre le virus Ebola pour mener d’autres recherches et faire des essais cliniques en Amérique du Nord et au cas, peu probable, où l’on en aurait besoin à des fins humanitaires. L’Agence est disposée également à expédier d’avance des doses de son vaccin expérimental aux hôpitaux canadiens désignés, dans le cas fort improbable où un travailleur de la santé serait exposé accidentellement au virus Ebola pendant qu’il soigne un patient.

  3. Comment les patients seront-ils transportés aux hôpitaux désignés pour faire face à Ebola?
    Tout voyageur qui se sera rendu dans un pays où le virus Ebola sévit et qui présentera des symptômes sera immédiatement mis en quarantaine et envoyé à un hôpital pour y subir un examen médical. L’agent de quarantaine coordonnera les transferts du patient avec les autorités provinciales et locales de la santé publique. On communiquera avec les services médicaux d’urgence pour transférer le malade, s’il faut le transporter à un hôpital.

  4. De quels équipements dote-t-on les hôpitaux désignés pour faire face à Ebola, pour qu’ils puissent soigner les patients atteints par la maladie?
    Les hôpitaux désignés et les gouvernements provinciaux sont en train de se procurer de l’équipement de protection individuelle (EPI) en fonction de leurs besoins.

    En outre, l’Agence de la santé publique du Canada collabore avec les provinces et les territoires pour cerner les besoins réels en EPI et en fournitures médicales. Elle veut ainsi savoir quels sont les besoins des diverses administrations de manière à pouvoir soit leur fournir un soutien à même son système de la réserve nationale d’urgence (SRNU), soit leur faciliter l’achat en vrac.

    Le SRNU contient d’importants stocks d’EPI, même après avoir fait un don à l’OMS, et il demeure prêt à épauler les provinces et les territoires si jamais un besoin soudain se manifeste. L’Agence est en train de se procurer d’autres équipements et fournitures spécialisés pour que le SRNU soit prêt à faire face aux besoins.

    Si les partenaires provinciaux et territoriaux le demandent, les équipes d’intervention rapide contre le virus Ebola collaboreront avec les autorités sanitaires locales pour les aider à contenir la propagation de la maladie, notamment en veillant à ce que tous les protocoles de confinement nécessaires soient suivis, en s’occupant de retracer les contacts, en fournissant l’expertise de leurs laboratoires et en fournissant tout matériel nécessaire, par exemple des masques, des gants et des écrans faciaux, provenant du SRNU.

  5. Quel est le protocole à suivre pour accéder au Système de la réserve nationale d’urgence (SRNU)?
    Le Système de la réserve nationale d’urgence (SRNU) fournit une capacité d’intensification aux gouvernementaux provinciaux et territoriaux quand ceux-ci ont épuisé leurs ressources; il s’agit là d’une réserve de matériel sanitaire d’urgence qui sert à faire face aux menaces pesant sur la santé publique et aux situations d’urgence sanitaires. Le gouvernement du Canada ne peut répondre à une demande d’intensification que si elle provient d’un gouvernement provincial ou territorial.

  6. Quelles mesures de mise en quarantaine a-t-on adoptées à l’endroit des personnes s’étant rendues dans les régions infectées par le virus Ebola?
    Tous les voyageurs qui arrivent au Canada et qui ont été dans une région où l’épidémie sévit doivent faire l’objet d’une surveillance pendant 21 jours. Les agents de quarantaine leur demandent de se présenter à une autorité locale de la santé publique au Canada et leur donnent des instructions à cet égard et une trousse d’information. Celle-ci comprend un thermomètre avec lequel ils doivent prendre leur température deux fois par jour pendant 21 jours au maximum.

    Voyageurs montrant des symptômes
    Les voyageurs qui se sont rendus dans un pays touché par le virus Ebola et qui présentent des symptômes sont immédiatement isolés des autres personnes, à leur arrivée au Canada (on les éloigne de la foule ou on les place dans une salle de mise en quarantaine, s’il y en a une, dans les grands aéroports canadiens), puis on les envoie à l’hôpital pour qu’ils y subissent un examen médical. L’agent de quarantaine coordonne les transferts du patient avec les autorités provinciales et locales de la santé publique. L’hôpital décide ensuite des autres mesures à prendre.

    Voyageurs ne montrant aucun symptôme
    Les voyageurs à risque élevé qui ont eu des contacts directs et non protégés avec des patients atteints par le virus Ebola (commis de pompes funèbres, membres de la famille d’une personne infectée, etc.) :

    • reçoivent une trousse d’information;
    • doivent se présenter immédiatement à une autorité locale de la santé publique;
    • sont priés de s’isoler eux-mêmes pendant 21 jours.

    L’Agence de la santé publique du Canada recommande à ces voyageurs de s’isoler à moins d’une heure de route d’un centre de traitement désigné afin de pouvoir y recevoir dès que possible les soins médicaux appropriés si jamais ils tombent malades.

    Les voyageurs à faible risque n’ont jamais, autant qu’ils le sachent, été exposés au virus Ebola. Ils :

    • reçoivent une trousse d’information;
    • doivent se présenter à une autorité de la santé publique dans les 24 heures;
    • sont surveillés tous les jours pendant 21 jours.

    Ces voyageurs devront prendre leur température deux fois par jour et signaler tout symptôme susceptible de se manifester et tout plan de voyage qu’ils pourraient avoir.

    Les professionnels de la santé qui reviennent d’un pays où l’épidémie sévit et qui ne manifestent aucun symptôme reçoivent eux aussi une trousse d’information; ils doivent se présenter à une autorité de la santé publique, prendre leur température deux fois par jour et signaler immédiatement tout symptôme observé et tout plan de voyage. L’autorité susmentionnée décide alors s’il faut prendre d’autres précautions, et elle procède au cas par cas à cet égard.

  7. Quelle est la composition d’une équipe d’intervention rapide contre le virus Ebola?
    Si un cas d’infection par le virus Ebola se présente au pays, l’Agence de la santé publique du Canada est prête à répondre à une demande d’aide venant d’une province ou d’un territoire en déployant une équipe d’intervention rapide contre le virus Ebola, composée d’experts de la santé publique et d’épidémiologistes.

    Il existe cinq équipes de ce genre, chacune étant composée de sept experts, soit un chef d’équipe, un épidémiologiste de terrain, un spécialiste de la lutte anti-infectieuse, un expert de la biosécurité, un expert de laboratoire, un agent de communication et un logisticien.

  8. Comment les équipes d’intervention rapide contre le virus Ebola seront-elles déployées?
    Les équipes d’intervention rapide sont déployées à la demande d’un partenaire provincial ou territorial.

    Si un partenaire provincial ou territorial le demande, une équipe se déploie pour travailler avec les autorités provinciales, territoriales ou locales de la santé et pour leur offrir une capacité accrue de protection de la santé publique, des ressources supplémentaires et une expertise complémentaire pour empêcher la maladie de se propager davantage.

  9. Comment les équipes d’intervention rapide contre le virus Ebola appuieront-elles les provinces et les territoires?
    Nous collaborons de très près avec les provinces et les territoires pour prévenir la propagation du virus Ebola au Canada et pour nous assurer que ces administrations sont bien prêtes à faire face à toute éventualité.

    L’Agence continue de travailler avec ses partenaires provinciaux et territoriaux pour planifier et exécuter des exercices et permettre ainsi aux équipes d’intervention rapide de se joindre facilement à leurs collègues provinciaux et territoriaux, d’en accroître les capacités en cas de crise et de leur procurer des ressources supplémentaires sur demande, par exemple des fournitures provenant du Système de la réserve nationale d’urgence.

    Par exemple, des exercices ont eu lieu en Ontario (Ottawa) pour mettre à l’épreuve la capacité de l’équipe de se rassembler rapidement avec tout le matériel nécessaire et d’équiper un des aéronefs réservés à ce genre de mission. En outre, un exercice a été mené en Nouvelle-Écosse pour évaluer la capacité de l’équipe de se mobiliser promptement. Il y a aussi eu un exercice qui simulait les mesures que l’équipe devrait prendre immédiatement si un premier cas d’infection par le virus Ebola survenait au Canada.

    Les équipes d’intervention rapide se serviront des leçons retenues pour appuyer les provinces et les territoires quand ils leur demanderont de se déployer.