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Prévention et traitement

Prévention

Généralités

Les mesures de prévention générales à l’intention du public comprennent les suivantes1 :

  • Limiter les déplacements et les voyages
  • Autosurveillance et auto-isolement en revenant de voyage
  • Prendre des mesures de distanciation sociale, appelée également éloignement physique, en maintenant une distance d’au moins deux mètres avec les autres
  • Prendre des mesures d’hygiène respiratoire
  • Se laver les mains

Les mesures de prévention à l’intention du personnel infirmier, des fournisseurs de de soins de santé et des milieux de soins de santé comprennent toutes les mesures susmentionnées ainsi que les mesures de prévention et de contrôle des infections suivantes2 :

  • L’identification rapide des personnes présentant des symptômes et des cas possibles
  • L’évaluation appropriée des risques
  • La gestion et le placement des cas probables et confirmés
  • L’enquête et le suivi des contacts étroits

Des mesures de contrôle administratives peuvent permettre d’éviter l’exposition :

  • Le triage pour l’identification et le placement des patients
  • Des masques, des mouchoirs en papier et du désinfectant pour les mains à base d’alcool doivent être mis à la disposition aux entrées des établissements.
  • Des affiches doivent être installées pour demander aux patients présentant des symptômes d’aviser immédiatement les professionnels de la santé
  • Limiter le nombre de visiteurs et le déplacement des patients présentant des symptômes
  • Ne pas regrouper les patients présentant des symptômes avec d’autres patients, sauf en cas de nécessité absolue

Équipement de protection individuel (pratiques de routine et précautions additionnelles) :

  • Gants
  • Blouse d’hôpital à manches longues
  • Protection faciale, telle qu’un masque chirurgical ou opératoire et des lunettes protectrices, un écran facial ou un masque chirurgical ou opératoire doté d’une visière superposée
  • Utiliser un respirateur de type N95 (et des lunettes protectrices) lorsque vous effectuez des interventions médicales générant des aérosols

Lacunes en matière de connaissances/ressources/pratique

Consultez la position de l’AIIC sur l’EPI et les lacunes en matière de connaissances/ressources/pratique.

Traitement

Il n’existe aucun vaccin à ce jour, et le traitement se limite à une thérapie de soutien. L’Agence de la santé publique du Canada recommande aux cliniciens de consulter l’orientation de l’OMS sur la Prise en charge clinique de l’infection respiratoire aiguë sévère lorsqu’une infection par le nouveau coronavirus (2019-nCoV) est soupçonnée. Les chercheurs travaillent d’arrache-pied pour concevoir un vaccin; la date possible la plus rapprochée pour sa disponibilité serait au printemps 2021.

Lacunes en matière de connaissances/ressources/pratique

Les recommandations récentes de personnes en vue visant l’utilisation de l’hydroxychloroquine/azithromycine pour traiter la COVID-19 a mené à des rapports isolés de personnes utilisant cette combinaison de médicaments sous forme de prophylaxie pour prévenir l’infection.

  • L’AIIC est consciente de l’augmentation de la demande ou des ordonnances pour se procurer de l’hydroxychloroquine/azithromycine. Les données cliniques sont insuffisantes pour confirmer leur efficacité dans la prévention et le traitement de la COVID-19.
  • En plus de son utilisation comme médicament contre la malaria, l’hydroxychloroquine est indiquée pour le traitement de la polyarthrite rhumatoïde et de la maladie lupique.
  • Nous avons entendu parler de pénuries, ce qui a entraîné l’impossibilité pour les patients de se procurer le médicament indiqué pour leurs maladies auto-immunes.
  • En ce qui a trait à l’ensemble de la pratique entourant l’administration du médicament, on encourage les infirmières et infirmiers réglementés à utiliser leur jugement professionnel quant à la pertinence d’administrer ce type de médicaments autres que pour leurs indications habituelles.
  • Dans le même ordre d’idées, les infirmières et infirmiers praticiens doivent utiliser leur jugement professionnel lorsqu’ils envisagent de prescrire ce médicament pour toute utilisation autre que ses indications actuelles.
  • Il y a une abondance de rapports isolés selon lesquels des cliniciens américains rédigent des ordonnances pour ce médicament aux fins de l’utilisation par leur famille, amis et pour eux-mêmes.
  • Les infirmières et infirmiers réglementés doivent savoir que l’AIIC est consciente de la demande et des ordonnances accrues pour obtenir de l’hydroxychloroquine/azithromycine. Les données cliniques sont insuffisantes pour confirmer leur efficacité dans la prévention et le traitement de la COVID-19.
  • Les membres du personnel infirmier réglementés doivent tenir compte de leurs obligations en matière de pratique conforme à l’éthique comme énoncées dans le Code de déontologie, s’ils savent que des cliniciens prescrivent cette combinaison de médicaments d’une manière qui ne leur semble pas conforme à l’éthique.