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Facteurs cliniques

Populations vulnérables

La plupart des personnes qui contractent la COVID-19 auront des symptômes bénins à modérés. Cependant, les nouvelles données probantes démontrent que certains groupes de notre population courent des risques plus élevés de souffrir d’une maladie et de complications plus graves ainsi que de la mortalité. Ces groupes comprennent les suivants :1,2,3,4

  • Les adultes âgés (> 60 ans)
  • Les personnes souffrant de maladies chroniques ou pré-existantes (p. ex. maladie cardiaque, hypertension, diabète, maladies respiratoires chroniques, cancer)
  • Les personnes ayant un système immunitaire affaibli

Les facteurs socioéconomiques peuvent également contribuer à accroître la vulnérabilité des personnes à la COVID-19, en augmentant le risque d’effets négatifs sur leur santé. Cela comprend les personnes utilisant des substances, sans-abri, travaillant des conditions précaires, vivant dans des communautés isolées, qui font toutes face à des difficultés supplémentaires en vue d’appliquer des stratégies de prévention ou d’avoir accès aux ressources nécessaires5,6. L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) fournit de l’orientation sur la manière dont les organismes et les fournisseurs de soins de santé peuvent aider les populations vulnérables.

Symptômes

Des données probantes considérables révèlent que les personnes infectées par la COVID-19 peuvent n'avoir que peu ou pas de symptômes. Dans le cas de personnes qui développent des symptômes, ils peuvent prendre jusqu'à 14 jours pour apparaître après l'exposition à la COVID-19, bien qu’il y ait une moyenne de cinq ou six jours entre l’exposition et le début des symptômes. L’ASPC étudie actuellement si le virus peut être transmis à d'autres personnes lorsqu’une personne ne présente pas de symptômes. Bien que les experts estiment que c'est possible, cela n’est pas confirmé7.

  • Les symptômes peuvent inclure les suivants : la toux, la fièvre, des difficultés respiratoires et la pneumonie. L’Agence de la santé publique du Canada met à la disposition du public un Outil d'auto-évaluation des symptômes COVID-19.

Les données probantes de la Chine, de l’Italie, de la Corée du Sud et de l’Allemagne révèlent un nombre important de patients dont la COVID-19 a été confirmée qui présentent de l’anosmie ou une perte de l’odorat. En Corée du Sud, de nombreux patients qui avaient autrement des symptômes bénins de la COVID-19 souffraient d’anosmie comme symptôme principal. Ce symptôme n’est pas associé directement à la COVID-19 présentement, mais la recherche se poursuit dans ce domaine. À l’échelle mondiale, une discussion est en cours concernant l’obligation d’auto-isoler les personnes souffrant de l’anosmie afin de contribuer à limiter la propagation8, 9.

Détection et signalement

Le diagnostic de la COVID-19 se fait en examinant le tableau clinique, l’épidémiologie et la confirmation en laboratoire. Les échantillons sont habituellement analysés localement ou dans la province et envoyés au Laboratoire national de microbiologie (LNM) pour leur confirmation. Plusieurs provinces peuvent maintenant procéder elles-mêmes à une analyse de confirmation. Le LNM effectue une analyse de confirmation de tous les échantillons, lorsque l’analyse de confirmation n’est pas offerte dans la province.

Renseignements importants sur le diagnostic et le signalement fournis par l’Agence de la santé publique du Canada10 :

Prenez connaissance de la prise en charge par la santé publique des cas de la COVID-19 et des contacts qui y sont associés.

Puisque les tests peuvent varier d’une province à l’autre, nous vous encourageons à obtenir de l’information précise correspondant à la province ou au territoire dans lequel vous résidez ou pratiquez.

*Désigne les provinces ayant la capacité de procéder à leur propre analyse de confirmation au moment de la rédaction du présent document.

Lacunes en matière de connaissances/ressources/pratique

Bien que la position de l’OMS en lien avec l’identification et le confinement de la COVID-19 soit de « tester, tester et tester », cette pratique n’est pas utilisée actuellement au Canada. Sur le plan national, il y a des recommandations relatives à la personne qui doit procéder au test, même si elles peuvent varier d’une province à l’autre. Au début de l’éclosion au Canada, la majorité des provinces et territoires ne testaient seulement que les personnes présentant des symptômes et ayant voyagé, ayant eu des contacts étroits avec des cas confirmés et celles hospitalisées pour une maladie grave correspondant à la COVID-19. Des tests auprès des personnes qui n’avaient pas voyagé ou n’avaient pas eu de contact étroit n’ont pas été largement effectués, malgré que la pratique semble changer, puisque certaines provinces testent maintenant des groupes au sein de la collectivité. Des personnes ne présentant pas de symptômes ne sont pas testées à ce jour, en conformité avec les recommandations actuelles.

Au moment de la rédaction du présent document, il existe des obstacles importants aux tests largement effectués, comme la disponibilité des ressources. Les problèmes liés aux trousses d’analyse, aux réactifs et à la capacité en laboratoire sont des thèmes récurrents au pays. Ces difficultés signifient que les tests demeurent plus conservateurs que dans d’autre pays et, à ce titre, le nombre réel de cas et le taux réel de transmission communautaire sont inconnus.

Gestion des cas et des contacts

La gestion des cas et des contacts peut varier d’une province à l’autre. Les recommandations de l’ASPC relativement à la gestion des cas et des contacts sont axées sur ce qui suit :

Gestion des cas

  • Signalement et déclaration
  • Analyses de laboratoire
  • Prise en charge clinique et traitement
  • Gestion des cas à domicile et dans un contexte de cohabitation (isolement)
  • Surveillance des personnes atteintes et des POE par les autorités de santé publique

Gestion des contacts

  • Selon l’ASPC, la gestion des contacts poursuit deux objectifs :
    • faciliter la détection rapide des nouveaux cas et favoriser le confinement, en réduisant les possibilités de transmission aux autres membres de la communauté
    • mieux comprendre l'épidémiologie de ce nouveau coronavirus SARS CoV 2
  • Selon les catégories de risque d'exposition auxquelles appartiennent les contacts (élevé, moyen ou faible), ils sont gérés en conformité avec les recommandations correspondant à ce niveau de risque.

1 The Novel Coronavirus Pneumonia Emergency Response Epidemiology Team. (2020). The epidemiological characteristics of an outbreak of 2019 novel coronavirus diseases (COVID-19) — China, 2020. Tiré de http://weekly.chinacdc.cn/en/article/id/e53946e2-c6c4-41e9-9a9b-fea8db1a8f51

2 Agence de la santé publique du Canada. (Mars 2020). Maladie à coronavirus (COVID-19) : Les populations vulnérables et le COVID-19. Tiré de https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/maladies-et-affections/populations-vulnerables-covid-19.html

3 Centers for Disease Control and Prevention. (22 mars 2020). People who are at higher risk for severe illness. Tiré de https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/specific-groups/people-at-higher-risk.html

4 British Columbia Centre for Disease Control. (s.d.). Vulnerable populations. Tiré de http://www.bccdc.ca/health-info/diseases-conditions/covid-19

5 Ibid.

6 Agence de la santé publique du Canada. (Mars 2020). Maladie à coronavirus (COVID-19) : Les populations vulnérables et le COVID-19. Tiré de https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/maladies-et-affections/populations-vulnerables-covid-19.html